Dimanche 24 janvier 2010
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Un souffle tiède dans l'air. Le soleil s'assoupit sur l'horizon. Je sens encore la flamme de ses rayons rasants sur ma peau. L'océan chante l'arrivée des étoiles tandis que les embruns portent des
parfums d'écume. L'air fraîchit peu à peu, je me rassemble et pose le menton sur les genoux.
Un frôlement dans l'herbe. Il s'approche, reste debout quelques instants, s'assoit doucement. Une fragrance d'aspérule s'est accrochée à lui. Il se tait. Son souffle régulier est comme une mélodie
pour mon cœur.
Déclin du jour. Le soleil se couche tout à fait, kidnappant dans sa fuite les dernières chaleurs diurnes.
- La voie lactée vient de naître, murmure-t-il.
Je souris, frissonne.
Froissement de tissus. Il est venu avec une veste pour moi. Il la dépose délicatement sur mes épaules et m'enveloppe de son bras. Sa chaleur me fait du bien. La terre encore tiède dégage une odeur
sablonneuse qui se marie à celle de la brise marine. Toute deux unies nous drapent de leurs charmes iodés.
Caresse. J'abandonne ma tête contre la sienne, glisse une main qu'il noue à la sienne. Nos doigts se font sourdines du monde.
- Viens, souffle-t-il, et sa voix n'est que douceur contre la nuit qui affleure.
Je me presse dans ses bras tandis qu'il se lève pour deux. Debout contre lui, j'effleure sa peau en me nichant dans son cou. Son baiser est plus doux qu'un nuage.
Caresse. Mes doigts suivent la courbe de son visage ; sourcil, nez, lèvres, joue, oreille, cou... Volupté. Insaisissable pour mes yeux. Le Petit Prince sait de quoi il parle quand il dit qu'on ne
voit bien qu'avec le cœur.
Vos petits mots